Témoignage sur la woodbox Topino.be

En recherche d’un vrai changement de mode de consommation, nous avons cherché à monter un gac dans le village… Le projet a échouer…

J’avais utiliser Topino ‘première version’ pour trouver des producteurs. Résultats : beaucoup kilomètres à parcourir pour trouver les produits.

Notre envie de changement s’est assoupie par manque de temps et de véritables alternatives un peu efficace.
Topino nous semblait cher…
Mais l’objectif restait là, dans un coin du cerveau: ne plus aller dans les temples des la conso.

Nous avons alors penser livraison à domicile mais dans la province du Luxembourg rien… Paradoxalement habiter proche des producteurs nous rendait moins bien desservi qu’à Bruxelles ou dans d’autres grande ville ou des solutions existent.

Puis Topino, qui continuait vaillamment à m’envoyer des mails alors que je les balançais dans la corbeille après une lecture très sommaire… Topino fait une offre qui attire mon regard: Dépôt d’une woodbox gratuite (économie de la caution)…
Oui, mais les produits sont plus chers…
Bon c’est gratuit, on essaie, on verra, l’allergie auditive au bip de la caisse à la Méga Superette est trop fort… ras-le-bol de leur donner de l’argent pour les produits que l’on y trouve…On se lance, on essaie et on est content, content, content…
Alors, oui c’est plus cher qu’à la Méga Superette du coin… Mais… C’est pas comparable…
Un exemple concret: 1kg de hachis de bœuf à 5€ à la MégaSuperette en promotion, à 7,5€ sans promotion et chez Topino, 14€ en bio ou en local…
Sur papier c’est: Ouf pas possible, c’est cher…
Mais dans la réalité: c’est pas le même produit. A la MégaSuperette, à la cuisson, il y a d’abord perte d’eau jusqu’à 30% et il y a vraiment beaucoup de gras… si on tient compte juste de l’eau, le prix en promotion remonte à 7,5€ du kilo et sans promotion à 11, 26€. D’autre part, je suis sur que la valeur nutritive de la viande n’est pas la même, j’en mange moins pour arriver au même niveaux de satiété. Et c’est pareil pour le fromage de production artisanale en comparaison au fromage de l’industrie.
Résultat, on fait des économies, on achète plus cher de la qualité mais on en achète moins… (Comme ne dirait pas un publiciste: payez plus… pour avoir moins… et être content)
Conclusion:
Alors, oui, Topino se mets 30% dans la poche (c’est sa marge).
Mais Topino rend un service correct et sa marge est moindre que celle des grandes surfaces qui ne permettent pas aux producteurs de produire et de vivre convenablement. Avec Topino, on a la satisfaction de savoir que l’on paie un prix juste au producteur.
Oui, c’est plus cher en première apparence, mais au bout du compte on dépense moins… Et donc on refait de nouveaux des économies…
Oui, il y a moins de choix que dans un grande surface, mais l’essentiel des besoins sont couverts avec du goût et de la matière pas avec de l’eau et des glutamates…

Après un mois, la décision est prise on continue.

 

Commandez votre woodbox pour des livraisons le mercredi partout à Bruxelles et en Wallonie : c’est ici

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S.B. de Marche-en-Famenne

Partagez vos recettes et gagnez des crédits à dépenser sur Topino.be

Votre moelleux au chocolat en fait tomber plus d’un. Votre sorbet au vinaigre balsamique a surpris tous vos invités. Vos pâtes tomates-mozzarella sont dévorées en 4 minutes.

Vous avez envie de faire profiter vos recettes à d’autres gourmands passionnés qui veulent soutenir les petits producteurs locaux ? C’est possible et très simple.

Le principe des « recettes à faire » que Topino.be vient de lancer est de permettre l’achat d’une recette avec tous les ingrédients dans la quantité prévue pour la faire. L’éditeur qui publie sa recette reçoit alors 0,5€ sur son compte virtuel Topino chaque fois qu’une recette est achetée et qu’il peut ensuite utiliser pour acheter des produits ou d’autres recettes à faire. Et pour celui qui l’achète, c’est une manière très simple et ludique de (re)découvrir comment cuisiner des produits locaux.

Publier ses recettes en quatre étapes :

  1. Composer la recette avec la liste des ingrédients et la marche à suivre :
    1. Règle 1 : tous les ingrédients doivent être disponibles sur Topino.be soit via les producteurs locaux soit via les producteurs équitables du Sud. S’il vous manque un ingrédient, ça peut être l’occasion pour nous de faire rentrer un nouveau producteur dans le réseau ;
    2. Règle 2 : la recette doit obligatoirement être pour 2 ou 4 personnes ;
  2. Prenez deux photos : la première avant de faire la recette avec une vue de tous les ingrédients et la deuxième après avoir fait la recette avec le plat une fois cuisiné
  3. Créez-vous un compte sur Topino.be ;
  4. Envoyez à info@topino.net la recette + les deux photos + une photo de vous + un petit mot sur vous et votre passion pour la cuisine.

Il nous restera alors à valider votre recette et à publier toutes les infos (la recette et ses photos, votre descriptif et votre photo). Vous serez alors automatiquement avertit par mail chaque fois que quelqu’un la commandera. Et votre compte virtuel sera crédité en conséquence de 0,5€ à la fin du mois pour chaque recette commandée lors du mois écoulé.

glace cerises + ingrédients

 

Glace aux cerises

Pour commander une recette, cliquez ici

 

 

Faites livrer votre panier bio et 800 autres produits locaux dans votre entreprise

Acheter local et bio ailleurs qu’en grandes surfaces est un acte que beaucoup de citoyens veulent faire. Topino.be veut faciliter cette démarche en rendant l’acte d’achat simple, varié (800 produits) et avec une totale transparence.

  • C’est simple : via le shop en ligne « livraison en entreprises », vous faites votre panier librement jusqu’au mardi minuit, vous payez en ligne (cartes de crédit ou cartes de débit) ou plus tard par virement et le vendredi, votre commande est livrée dans votre entreprise. Et pour la chaine du froid, les produits frais sont livrés en caisse isotherme avec des blocs réfrigérant.
  • C’est varié : 800 produits disponibles : pain, viande, fruits, légumes fromages, yaourts, bières, confitures … mais aussi corn flakes, nouilles, pâtes, curcuma, galettes de riz, vin, chocolat, thé, café, … Sur Topino.be, les produits frais viennent des producteurs locaux bio et l’épicerie vient des petits paysans du Sud en commerce équitable ;
  • C’est en totale transparence : pour chaque produit, vous savez qui le produit, quand, comment, où et, tous les ans, vous pouvez rencontrer chaque producteur lors de leur journée ferme ouverte ;

Concrètement, comment ca fonctionne ?

Il suffit d’avoir l’autorisation du responsable de l’entreprise pour organiser la livraison. Après, chaque employé fait sa commande individuellement et Topino.be s’occupe de tout le reste : paiement, livraison, matériel, newsletter, AFSCA, ….

Les bonus :

  • demandez la carte de fidélité et gagnez jusqu’à 80€ de réduction ;
  • utilisez le code « 1ERECOMMANDE » et gagnez 5€ sur votre 1ere commande ;
  • utilisez le code « GOFOR30000 » et gagnez 10€ sur votre commande de 60€ ;

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Bio van bij ons, producteurs de fruits rouges

C’est lors d’un week-end programmé à la mer, que j’ai fixé rendez-vous avec Wim. Localisé dans cette région historique de Belgique, la plaine de L’Yser, sa ferme dénote dans ce paysage plat balayé par les vents et plutôt affecté à la culture des fourrages et aux élevages hors sol intensif de porc.

C’est l’hiver, les plantes sont donc à nu et je ne peux rêver, comme vous, que devant les photos de la belle saison que Wim me montre. Les pieds de framboisiers témoignent pourtant déjà d’une certaine impatience.

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Le champ de Wim, une dizaine d’ares, est très structuré. Des alignements de cassis, groseilliers, framboisiers et mûriers alternent avec des allées enherbées, des tuyaux d’arrosage goutte-à-goutte serpentent entrent les pieds et des structures métalliques couvrent presque toute la surface. La réussite de la culture de petits fruits rouges dépend bien sûr de l’ensoleillement mais aussi de la possibilité de se protéger contre les averses de pluie qui peuvent facilement abîmer ses fruits si fragiles. Avec ces structures, Wim peut donc garantir la qualité esthétique de ses fruits.

Wim a aussi installé des serres qui lui permettent d’avoir des productions précoces. Ce qu’il a aussi en jouant avec les variétés pour pouvoir vendre le plus tôt et le plus tard possible dans la saison. 70% de sa production est vendue sur place dans son petit cabanon. Le reste part chez quelques restaurateurs étoilés de la région ou est transformé en confitures, sirops et jus sous le label « Bio van bij ons » développé avec 7 autres producteurs.

Le jour de ma visite, le froid et la pluie ont rapidement raison de nous et Wim m’invite à poursuivre la discussion chez « Tuur en Djes » à deux pas de là. Tuur est bien flamand alors que Djes pourrait être wallon. Ce sont les noms des géants du carnaval du village.  Géants, kermesse, St Bernardus 12 que Wim m’offre, Ronde, dans ce petit café de village, on clôture très vite les questions techniques de Topino pour discourir passionnément de sujets ancrés dans notre culture commune.

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30.000 emplois directs a créer dans l’agriculture locale

ceuilletteLe chiffre semble irréaliste tellement il est gros. De fait, 30.000 emplois, c’est deux fois plus que le nombre actuel d’exploitants agricoles wallons.

Mais 30.000, c’est aussi le nombre d’emplois qui serait créé par une baisse de 5% du coût salarial, selon un article paru dans le Trends.  C’est aussi ce que présente Agoria via le développement du secteur des énergies vertes et ce que vendait les organisateurs du Mondial 2018 en Belgique.

Le chiffre n’est donc pas dénué de fondement puisque d’autres secteurs économiques le mettent en avant. Surtout, en 1980, l’agriculture wallonne employait encore 60.000 personnes. Les antécédants sont donc là.

Mais comment justifier 30.000 emplois dans l’agriculture locale ? Après 5 ans d’activité, le panier local moyen de la ménagère acheté sur Topino.be est de 60€. Si tous les ménages wallons et bruxellois faisaient donc 1 seule commande par mois de 60€, cela génèrerait un chiffre d’affaire annuel total de 1,5 milliards d’euros. Pour un emploi moyen rémunéré 50.000€, on créerait donc 30.000 emplois directs dans la production agricole locale. Et ce sans compter la création d’emplois indirects dans la mécanique agricole, dans la logistique, dans l’administratif, dans le commercial.

60€ par mois par ménage. Le geste semble réaliste. Mais les ménages sont-ils prêts ?

A voir le nombre d’acteurs évoluant aujourd’hui dans le circuit court et surtout, le constat de leur évolution croissante, on peut raisonnablement avancer que le public est prêt aujourd’hui moyennant un service attractif, une qualité irréprochable des produits et une transparence totale sur la production, à acheter local et à en payer le prix juste aux producteurs.

Tous les ménages ? L’achat local et durable est aujourd’hui surtout une affaire de gens sensibilisés et conscientisés qui s’engagent dans une démarche globale de consommation différente. Privilégier les légumes et les céréales à la viande et aux sodas, cuisiner plutôt que réchauffer, suivre les saisons, sont autant de démarches qui permettent de contrecarrer un pouvoir d’achat plus faible sans limiter les plaisirs. Et pour les ménages au pouvoir d’achat très faible, il est à retenir qu’une structure de marché basée sur les prix les plus bas repose sur une démarche agressive envers les emplois dont la valeur ajoutée est la plus faible avec une tendance à leur disparition ou leur précarisation. Ces emplois qui disparaissent avec la politique du prix bas sont ceux qui seront créés avec la politique du prix juste. Cette perspective à long terme devant être soutenue à court terme par un soutien à l’achat des produits locaux via des formules de chèques repas et d’éco-chèques.

Développer l’agriculture locale. Rémunérer justement les producteurs. Agir en toute transparence. Créer 30.000 emplois. C’est le pari que veut faire Topino.be. Notre rôle étant de vous permettre d’acheter d’excellents produits à un prix juste et de manière simple et pratique. C’est notre job.

Créer 30.000 emplois dans l’agriculture locale, même avec un réseau de distribution en place comme Topino.be, ne pourra se faire sans la participation active de consommateurs. Pour vous aider à faire le pas, la carte de fidélité Topino vous permet de récupérer jusqu’à 80€ si vous faites 1 commande par mois de 60€ durant les 6 prochains mois. Et pour votre 1er commande, utilisez le code « gofor30000 » et vous bénéficierez de 10€ de réduction pour 50€ d’achat.

Un délicieux sirop de pommes et de poires pour soutenir les agriculteurs wallons et Viva For Life

Depuis longtemps, La Clef des Champs suit le parcours des agriculteurs et relate chaque semaine leur vécu aux téléspectateurs de La Une. Leurs difficultés sont nombreuses, elles font souvent l’actualité.

Suite à l’embargo russe sur nos importations belges, l’équipe de La Clef des Champs désire soutenir nos agriculteurs par un geste symbolique en faisant fabriquer ses propres pots de sirop.

Les pommes et les poires sont achetées à deux producteurs locaux. Une siroperie fabrique le sirop « spécial Clef des Champs » en édition limitée. Mais l’action ne s’arrête pas là puisque ces pots sont mis en vente et que l’argent récolté est versé au bénéfice de l’action Viva for Life.

Cette action fera l’objet d’un reportage TV qui sera diffusé dans l’antenne du 22/11/14 vers 14h05

sur La Une.

Il sera mis en vente au prix de 7 euros du 12 novembre au 31 décembre via le site www.topino.be

 

 

Tél : 04/344.75 09 ou 04/344.73 00

e-mail : clefdeschamps@rtbf.be

Retrouvez LA CLEF DES CHAMPS sur rtbf.be et sur Facebook

Topino.be lance la Woodbox

Etre livré à domicile sans rendez-vous est désormais possible grâce à la Woodbox Topino.be !

La livraison se fait toujours dans nos fameuses caisses isothermes qui cette fois sont placées dans une box en bois sécurisée à votre domicile ou votre entreprise.

Vos avantages :

  • Grâce à la Woodbox sécurisée, vous ne devez pas être présent à la livraison ;
  • Livraison partout à Bruxelles et en Wallonie ;
  • Livraison le mercredi et le vendredi ;
  • Grâce à la carte de fidélité, vous récupérez la totalité des frais de livraison ;
  • Tous les produits frais sont livrés en caisses isothermes avec blocs réfrigérés ;
  • Woodbox est gratuite (caution de 50€)

Pour la commander et être livré le mercredi, c’est ici et pour le vendredi, c’est ici.

Woodbox chalet light

Jonathan et ses beaux légumes

Pour être totalement convaincu que se nourrir avec de bons légumes va au-delà de l’action saine et vitale du geste, nous vous conseillons de rendre une petite visite à notre maraîcher, Jonathan Derenne (Le Champ Liberterre), sur le terrain qu’il cultive à Bossière, près de Gembloux.

Vous serez de suite frappé par la lumière et les dégradés de couleurs du champ, exposé plein sud. Votre venue représente pour lui LChLib_ChampBossièrela meilleure certification qui soit, plus qu’un label : en parcourant les allées, en vous baissant à hauteur de plants, vous pourrez constater et partager son choix de cultiver selon les critères biologiques strictes. Il confirme : le cahier des charges de l’agriculture biologique est donc bien respecté en n’utilisant ni herbicide, ni pesticide et ni engrais de synthèse, ni OGM évidemment. Les semences et plants qui sont utilisés sont aussi issus de l’agriculture biologique. Le travail de la terre se fait en vue de respecter les systèmes et cycles naturels en maintenant ou en améliorant la qualité des sols, de l’eau, des végétaux et des animaux ainsi que l’équilibre entre ceux-ci. La certification (administrative celle-là) viendra certainement à l’avenir, mais le travail de la terre reste actuellement prioritaire.

Ici, pas de lignes de légumes calibrés à perte de vue, débarrassés de toutes mauvaises herbes, non, c’est un jarLChLib_PanierLégumesdin combiné, foisonnant de variétés diverses. Les classiques sont là bien sûr : laitues, plantes aromatiques connues (persil, basilic, sauge,…) choux, courgettes, pommes de terre, etc. Mais Jonathan tient aussi à intégrer des plantes plus rares ou originales et tout aussi savoureuses : périlla, mélisse, moutarde de Chine, fleurs comestibles, Choux de Toscane, potimarrons anciens.

Pour ceux qui ont déjà eu l’occasion de les cuisiner depuis qu’ils sont accessibles sur le réseau Topino, c’est un régal et une belle découverte chaque semaine, en qualité et quantité toujours généreuse.

jonathan bisLe lieu est important : cultiver en pleine campagne, à la bordure du village de Bossière, sur un terrain mis à sa disposition par une asbl citoyenne, Ekikrok (www.ekikrok.be) donne un sens supplémentaire à son travail. Jonathan y cotoie les membres, régulièrement présents pour aménager le potager communautaire juste à côté des espaces qui lui sont réservés. Cela lui permet de s’insérer dans un projet plus large de promotion de l’alimentation saine et durable, de tester diverses techniques de culture, de partager les avis sur les modèles agricoles de demain, avec la certitude néanmoins que produire à proximité de ses consommateurs, et selon des méthodes respectueuses de la nature et des saisons est un critère essentiel.

Jean-Philippe Habran, Le Cyclo-messager des Vallées.

Facilitateur circuit court sur Topino.be

La 3ème révolution agricole

agriculture-du-futur-1962

Tous les secteurs d’activité sont en révolution. A quelle révolution s’attendre pour le secteur de la production agricole et de la distribution alimentaire ?

Le secteur de la production agricole a connu sa première révolution grâce à la mécanique. Via la machine, les rendements agricoles ont progressivement explosé et le coût du travail a diminué. On a pu produire plus à moindre coût.

Plus tard, dans la foulée de la deuxième révolution industrielle qui doit tout au pétrole, la chimie est venue soutenir la mécanique en dopant littéralement les rendements.

Ces deux cycles de croissance arrivent à bout de course. La mécanique ne permet plus que de réduire la pénibilité du travail de l’unique exploitant agricole et la chimie est la cause d’impacts négatifs avérés sur l’environnement.

Les perspectives d’évolution reposent désormais sur les avancées liées à la génétique et aux nouvelles technologies. Grâce aux semences modifiées, l’alternative à la chimie et ses nuisances sur l’environnement est toute trouvée. Grâce aux nouvelles technologies (gps, domotique, imagerie satellite, …) les tracteurs rouleront seuls, les entrepôts se géreront automatiquement, les récoltes se feront à l’optimum de rendement de chaque parcelle.

Toutes ces évolutions sont la poursuite du modèle de croissance économique né de la deuxième révolution industrielle et basé sur des schémas de production de masse et centralisé, sur un pouvoir décisionnel hiérarchisé et sur l’infrastructure routière comme principale voie de communication.

Or, la troisième révolution industrielle est en marche. Nous allons vers des modes de production décentralisés, vers un système de pouvoir décisionnel latéral, vers internet comme principal mode de communication. Regardons le secteur des médias où tout un chacun est devenu photographe de presse d’un jour grâce à son smartphone. Où Facebook véhicule plus d’informations et plus vite que la somme de toutes les télés nationales. Regardons le secteur de l’énergie où les unités de production sur et dans les maisons individuelles se multiplient. Regardons le secteur de l’industrie où Lego revoie sa stratégie en investissant dans les parcs d’attractions et le cinéma puisque sur la production ils seront bientôt concurrencés par les imprimantes 3D qui permettront à chacun de créer ses propres blocs.

L’agriculture n’échappera pas à cette révolution. Elle va se réinventer autour du web comme principal vecteur de communication. Autour de petites exploitations familiales comme autant de mini-sites de production décentralisés et inter-connectés. Autour d’une transparence totale et d’un rapprochement direct entre le client et le producteur comme conséquence de l’avènement du pouvoir latéral.

Les conséquences directes de cette révolution ? Le producteur prendra le pas sur le distributeur dans sa relation avec le client. Le distributeur se mettra au service du producteur pour lui vendre des prestations administratives et logistiques. Le Web sera le principal canal de vente et d’organisation permettant de gérer en flux tendu l’offre et la demande, le transport et les échanges monétaires. Il s’en suivra une augmentation de la qualité de production (le producteur pouvant se concentrer sur cette seule activité en en maîtrisant tous les aspects et sous pression directe du client), une réduction du prix des produits de par une optimisation de la logistique, de nouvelles machines-outils, une création d’emplois agricoles grâce à la qualité et la transparence qui renforceront l’acceptation par le client de payer un prix juste.

Utopie ? Ce qui est sûr, c’est que cette révolution est déjà en cours.

Tout sur le miel de Xavier Renotte (Nectar & Co)

Nombreux d’entre vous ont déjà goûté les miels de Xavier. Des produits d’une exceptionnelle qualité et une gamme incroyable.
Apiculteur amateur depuis ses 12 ans, Xavier a entamé une carrière professionnelle dans un secteur porteur pour un jour tout plaquer et se consacrer à sa passion à temps plein. Il fait depuis partie du groupe des apiculteurs wallons qui vivent de leur métier. Ils sont 2.

Xavier exerce en fait deux métiers. Il est tout d’abord apiculteur et gère plusieurs colonies d’abeilles à Bruxelles et en Wallonie. Il commercialise son miel sous deux intitulés « miel de ville » et « miel de campagne » (photo = les ruches de Xavier devant le Parlement européen à Bruxelles). Il est habituellement impossible d’en avoir car pour le moment la demande dépasse allègrement l’offre. Sachant qu’en Belgique 75% du miel consommé est produit en dehors de l’Union Européenne, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’apiculteurs belges et pourquoi les apiculteurs restent sous statut amateur ? Il y a d’abord le prix de revient. Les miels importés (venant surtout de Chine et d’Inde) sont achetés 1,29€/kg. C’est-à-dire moins chers que le coût de production d’un miel local. Ensuite, les conditions climatiques qui rendent aléatoire les volumes produits. Après, l’effondrement des colonies d’abeilles de souches européennes dont on a pas encore trouvé l’explication mais qui, depuis les années 2000, est responsable d’une mortalité des abeilles qui localement a pu atteindre 90% des colonies. Enfin, l’impossibilité d’appliquer chez nous des labels reconnus (bio, AOC, etc.) qui permettrait de mieux valoriser les miels locaux et surtout, d’être concurrentiels par rapport aux miels importés.

C’est sur ce tableau là que Xavier a décidé de se positionner. En plus de ses miels locaux, il produit aussi des miels bio monofloraux en partenariat avec des apiculteurs italiens et français (photo = Xavier en visite en Italie). La législation européenne imposant, autour des ruches, un rayon de 3 kilomètres de cultures labellisées bio pour pouvoir labelliser les miels, il est pratiquement impossible d’en produire en Wallonie. Travailler avec des miels produits en France et Italie restant local comparativement aux miels bio des grandes surfaces qui proviennent surtout de Chine et du Brésil. C’est ce qui se cache derrière la phrase « miels UE et non UE » indiqués sur tous ces pots.
Résultat, Xavier arrive à vous proposer des miels bio ET monofloraux, c’est-à-dire qui proviennent majoritairement d’un seul type de fleur (citronnier ou thym ou carottes sauvages ou lavande) alors que nos miels locaux sont quasi exclusivement « toutes fleurs » (colza, ronces, trèfle, etc.).

Enfin, la grande particularité de Xavier est d’avoir investi dans une miellerie ultra équipée qui lui permet de mettre en pots ses miels dans des conditions optimales de température, d’humidité et de maîtriser idéalement la phase de cristallisation. Il en résulte des miels d’une onctuosité frappante et d’une stabilité de conservation incroyable.

Ce soir, c’est sûr, on rêve d’abeilles et de miel.